La présentation de l’Audit sur les finances de la ville a eu droit à une mise en scène bien orchestrée que je qualifierais de
« théâtrale ». Tout y était, le décor, les acteurs et les phrases « chocs », seul absent ; le public, un public très peu nombreux, autant dire que la pièce ne remporta
pas le succès escompté. Pourtant il faut le reconnaître ! Ils se sont donnés beaucoup de mal pour faire croire aux yvetotais que les « caisses seraient vides », que la situation
financière serait catastrophique et que par conséquent il leur sera difficile de tenir leurs promesses !
LA VERITE EST QUE LA GESTION DE LA VILLE EST GLOBALEMENT SAINE ET QU’IL N’Y A
AUCUN PROBLEME DE TRESORERIE. IL Y A DE L’ARGENT DANS LES CAISSES ! UNE GESTION CONTROLEE PAR LA TRESORERIE (rapport du trésorier période 2002/2006), PAR LA PREFECTURE & PAR LA CHAMBRE
REGIONALE DES COMPTES (rapport juillet 2008). AUTANT DIRE QUE SI NOUS ETIONS AU BORD DE LA FAILLITE TOUTES CES ALARMES AURAIENT SONNEES DEPUIS LONGTEMPS !
Mais au fond, de quoi parle-t-on ? De la
capacité d’autofinancement de la Ville d’Yvetot. Qu’est-ce que la capacité d’autofinancement ? C’est la capacité financière pour une ville de
pouvoir investir pour son avenir. Le budget de fonctionnement de la Ville d’Yvetot est comparable à celui d’un ménage, il y a les dépenses (entretien des bâtiments communaux, charge du personnel…) et les recettes (dotations de l’Etat calculées
en fonction du nombre d’habitants, les taxes foncières, d’habitation et professionnelles). C’est la différence entre les dépenses et les recettes qui détermine notre capacité d’autofinancement.
Aujourd’hui la nouvelle municipalité « découvre » que 54% des Yvetotais ne paient pas d’impôts et que la Ville compte 33% de logements sociaux (% très au-dessus de la moyenne
nationale) ! Mais ce n’est pas nouveau ! Yvetot est une des villes les plus pauvres du Département, et cela depuis plusieurs dizaines d’années, il faut bien méconnaître l’histoire
d’Yvetot pour ignorer cela, ou ne pas être yvetotais ! C’est la situation que j’ai trouvée en 1995 et je n’ai eu de cesse d’y remédier.
Comment ? En essayant de
rééquilibrer le potentiel fiscal de la ville en modifiant son image, en incitant des ménages à s’installer et à investir, en augmentant le nombre des contribuables par rapport aux
non-contribuables, à mieux répartir les taxes, en tenant compte du vieillissement de la population car malgré l’effort apporté en matière d’urbanisation la population de la Ville (11.038
habitants en 1999) aurait, au dernier recensement, diminué (10.800 habitants). Et comme chacun sait une ville qui stagne, qui vieillit, qui diminue est
une ville qui dépérit ! Les nouvelles constructions réalisées depuis quelques années représenteront au terme de leurs réalisations, une augmentation des recettes fiscales de
10%.
Comment améliorer cette capacité d’autofinancement ? Il faut :
- Soit,
maintenir voire diminuer nos dépenses de fonctionnement en réorganisant efficacement nos services, en appliquant une large mutualisation que je prône depuis près de dix ans maintenant, en
transférant certaines compétences au niveau intercommunal.
- Soit,
augmenter les impôts locaux (c’est la solution de facilité) ce que je n’ai jamais fait en 13 ans de mandat ou augmenter le nombre d’habitants donc la
dotation de l’Etat et les recettes fiscales, c’est ce que j’ai voulu faire.
- Malgré cette faible capacité
d’autofinancement qui a toujours existée à Yvetot, nous avons réalisé durant 13 ans de très belles choses pour l’avenir de notre ville ! Comment ? Toujours comme pour un
ménage, pour investir la ville peut compter ;
- 1 – sur ses
fonds propres (sa capacité d’autofinancement qui est faible)
- 2 – sur les
subventions (Etat, Europe, Région, Département)
- 3 – sur des
revenus exceptionnels (vente de terrains ou d’immeubles) et enfin,
- 4 - nous
équilibrons par la réalisation d’un emprunt.
La Ville d’Yvetot, si elle n’est pas riche, avait la chance de posséder des terrains, des terres agricoles qui généraient des
revenus fonciers très modestes. Nous avons vendu 14 hectares au prix fort, mais également acheté plus de 13 hectares à un prix faible afin de conserver
notre patrimoine foncier intact. Le produit de ces ventes nous ont permis d’investir dans des équipements que la ville attendait depuis 30 ans sans avoir recours à l’emprunt (Yvetot est
peu endettée pour une ville de sa strate d’habitants). Evidemment si nous n’avions rien fait, la Ville d’Yvetot n’aurait plus d’emprunt ! La nouvelle municipalité a, quant à elle, décidé de
ne plus vendre de terrains (bien qu’au conseil municipal du septembre 2008, la ville a vendu 11.000m2 à un promoteur pour le prix d’1€ le m2 soit pour 11.000€… pour donner un ordre d’idée, 6600m2
d’un terrain privé peut se vendre à 1.300.000€ !) et refuse toute nouvelle construction et par conséquent, se prive de nouvelles recettes.
LES DECLARATIONS FAITES PAR LES NOUVEAUX ELUS QUANT A L’AUDIT FINANCIER ME RAPPELLENT
ETRANGEMENT LES DISCOURS TENUS PAR LES ELUS P.S., LES METHODES SONT TOUJOURS LES MEMES ; ACCUSER, FAIRE PEUR, ATTAQUER… UNE CHOSE EST SURE, CE « DEBALLAGE » DE GRANDES PHRASES
DEMONTRE QU’ILS CONNAISSENT BIEN MAL NOTRE VILLE !
JE RESTE FIER DE MON BILAN et quand je lis
l’article de Paris-Normandie du 15 octobre 2008 intitulé « Les taux de la taxe d’habitation par ville, des
taux quasi inchangés : ….mis à part les villes d’Yvetot où le taux a relativement diminué, en
passant notamment de 14,25 en 2005 à 12,83% en 2008… » (Taux votés avant les élections de mars 2008) je me sens conforté dans cette bonne gestion malgré tout ce qu’on veut faire
croire !
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